Quelques larmes glacées dégoulinant de ton visage de porcelaine
Le froid tiraille ta petite âme égarée
Recroquevillée à même la terre
Ta petite chaleur humaine s'évapore dans les vastes cieux
L'air glace ton sang pour mieux atteindre ton coeur
Le givre emprisonne tes yeux gris
Ta longue chevelure s'étend sous ce manteau blanc
Les bruits s'estompent sous la pluie
Dernier souffle d'espoir qui s'enfuit dans la nuit
Ton coeur se dédouble tu t'envoles en silence
Un dernier regard sur cette petite âme qui git dans les immondices de la vie
Une balafre au fond du coeur pour un voyage interminable
Dans la profondeur des limbes
Petit ange de porcelaine tu t'étouffes sous les ailes macabres de la mort
Abandonnant l'espoir tu te meurs telle une fleur asséchée
Au milieu du désespoir de ton coeur fané...


